
Le mois dernier, contre toute attente, Facebook a racheté Instagram pour la modique somme de 1 milliard de dollars. Une somme démesurée pour n’importe quel économiste mais dérisoire pour Mark Zuckerberg qui assure avoir mené lui-même les négociations pour aboutir à une telle opération. Si la question du jour n’est pas de savoir s’il est un fin négociateur, il est en revanche un bon stratège dans la mesure ou cette acquisition est intervenue quelques jours seulement après la sortie concluante du service pour Android. Lancée en 2010, Instagram a effectivement été longtemps réservé aux seuls possesseurs d’appareils Apple. Mais le succès rencontré en 2011 qui lui a d’ailleurs valu d’être élue meilleure application iOS de l’année a poussé ses créateurs à l’adapter au système d’exploitation de Google. 24h après sa mise en ligne sur l’Android Market, rebaptisé entre temps Play Store, Instagram a enregistré plus d’un million de téléchargements. Une belle histoire qui se traduit aujourd’hui par des chiffres astronomiques…
Propulsée dans la sphère des réseaux sociaux en 2010, Pinterest n’aura connu le succès que deux ans plus tard. Un succès qui se traduit aujourd’hui par plus de 10 millions d’utilisateurs et une valorisation avoisinant les 200 millions de dollars. C’est donc fort logiquement que les blogs spécialisés dans le numérique se sont intéressés à ce nouvel outil qui fait désormais partie intégrante du web social. Quand certains d’entre eux ont préféré expliquer cette croissance tardive, j’ai pour ma part décidé de porter une attention particulière à l’usage qu’en font les professionnels de la vente en ligne, et donc à son potentiel en matière de Social Commerce.
Pour celles et ceux qui seraient passés à côté de mon article intitulé les 6 dimensions du Social Commerce, sachez que cette appellation anglophone désigne l’ensemble des actes d’achats réalisés sur un site marchand depuis les publications postées sur les médias tels que Facebook, Twitter et depuis plus récemment… Pinterest. Cette mise au point maintenant effectuée, rentrons sans plus tarder dans le vif du sujet.

Facebook est chaque jour au cœur des conversations. Parmi les particuliers qui s’en servent pour interagir avec leurs amis, ou au niveau des marques qui en ont fait un levier marketing incontournable, le réseau social de Mark Zuckerberg a su séduire tout le monde. Mais avec plus ou moins de succès… Si la question du respect de la confidentialité est LE sujet le plus régulièrement abordé, celui du marketing n’est pas en reste. Entre le véritable succès remporté par son système d’annonces publicitaires et la remise en question du F-commerce, Facebook entretient actuellement une tendance à la controverse. Et en y regardant de plus près, il se pourrait que les annonceurs qui en tirent vraiment profit ne soient non pas les grosses écuries comme on le pensait jusqu’à aujourd’hui, mais plutôt les petits commerces…
C’est en tout cas ce que révèle une étude récemment publiée par Payvment. Menée auprès de plus de 100 000 e-commerçants – dont la moitié ont moins de 3 mois d’existence et 72% moins de 500 fans – utilisant plusieurs outils marketing comme Twitter ou Google Adwords pour générer du trafic vers leur boutique en ligne, celle-ci a abouti à une série de chiffres forts intéressants.

Le Social Commerce est depuis quelques mois l’objet de toutes les attentions. Ce canal de vente reposant sur les médias sociaux et les interactions de leurs membres qui n’est ni plus ni moins qu’un maillon du commerce électronique traditionnel tend effectivement à se développer rapidement. Si le phénomène n’a certes rien de nouveau, comme vous pourrez le constater par la suite, il a en revanche pris une toute autre ampleur depuis que des services particulièrement adaptés aux e-commerçants ont été créés. Longtemps assimilé à l’une des premières tendances web marketing de 2012, le Social Commerce n’est toujours pas parvenu à s’imposer comme un levier prioritaire à tel point que des spécialistes américains se sont demandés s’il s’agissait d’un mythe ou d’une réalité…
Pourtant, le moins que l’on puisse dire est qu’il a un potentiel non-négligeable. En attestent ses 6 dimensions que j’avais présenté ici-même il y a quelques temps, ou d’une manière plus générale les 850 millions d’utilisateurs désormais inscrits sur Facebook. Le Social Commerce ne correspondant pas uniquement aux outils déployés par les plateformes communautaires (Facebook Ads, boutiques F-commerce…), les sites de vente en ligne ont par conséquent une carte à jouer avec un tel nombre d’utilisateurs.
Difficile alors de savoir où nous en sommes vraiment en matière de Social Commerce. Dans le but de remédier à cette problématique, Voucher Codes et Visual.ly ont réalisé une magnifique infographie sous forme de Timeline Facebook. Partant de la création du réseau social de Mark Zuckerberg en 2004, celle-ci retrace tous les principaux évènements ayant eu un impact significatif sur le e-commerce. On y retrouve par exemple l’inauguration de Twitter en 2006, l’arrivée des premières marques sur Facebook en 2007, l’introduction du bouton « Like » en 2009 et, souvenez-vous, de la mort prématurée de Facebook Deals l’année dernière.

Le potentiel des réseaux sociaux en matière de e-commerce
Si vous doutiez encore du potentiel des réseaux sociaux en matière de e-commerce, l’infographie suivante devrait achever de vous convaincre. Sans pour autant revenir sur la nature même des interactions sociales pouvant générer des achats, processus que j’aborde en détail dans ma présentation des 6 dimensions du Social Commerce, elle regroupe un certain nombre de statistiques intéressantes. Réalisée à partir d’études menées aux Etats-Unis, elle montre que le fait d’être connecté à un réseau social et que le partage sur des plateformes telles que Facebook, Twitter, ou encore Pinterest, constituent deux facteurs pouvant fortement influencer le comportement des cyber-consommateurs.