Lorsque le sujet du e-commerce revient sur la table, on a tout de suite tendance à penser aux géants de la vente à distance, à l’image des 3 Suisses, vépéciste historique, de l’inévitable Cdiscount, ou encore de Vente-privée.com, dont on ne présentera plus la formidable ascension. Pourtant, si les résultats obtenus par les acteurs présents dans le classement des 100 premiers sites marchands français a de quoi en faire saliver plus d’un, il faut savoir qu’en ce qui concerne notre cher et beau pays, le paysage du commerce électronique est bien plus dense. Effectivement, on estime que chaque jour, pas moins d’une cinquantaine de nouvelles boutiques voient le jour, dont la plupart réalisent (seulement) une moyenne de 2 à 3 ventes journalières. Un chiffre non négligeable grâce auquel on comprend aisément pourquoi la France en comptabilisait en fin d’année dernière un total d’environ 120 000 !
Oui, mais voilà, cet état des lieux n’est pas aussi beau qu’il n’y paraît dans la mesure où la proportion d’e-commerçants qui mettent quotidiennement la clé sous la porte est elle aussi conséquente, bien que l’on ne dispose pas à ce niveau de statistiques précises. C’est pourquoi il est important de rappeler que le e-commerce ne doit pas être envisagé comme une solution miracle à tous les maux, mais à sa juste valeur, à savoir un canal de vente à part entière.
Une réflexion en amont s’impose !
Comme n’importe quel mode de distribution, le e-commerce requiert donc une approche préalable stratégique, ce qui de fait ne laisse aucune place au hasard. Il est en effet indispensable pour réussir sur le web de ne pas sauter les étapes ; des étapes qui doivent respecter une chronologie précise dont le commencement n’est autre qu’une étude de marché incluant l’analyse des forces, des faiblesses, des menaces et des opportunités en présence, conformément au modèle SWOT introduit dans toutes les bonnes universités et écoles de commerce qui se respectent. Ce n’est qu’une fois cette étude réalisée que la décision d’ouvrir ou non une boutique en ligne doit être prise. Si vous doutez de la pertinence de ces propos, je vous invite à vous renseigner sur les leaders du e-commerce. Vous vous apercevrez que ceux qui ont rencontré le succès à plus ou moins long terme ont pris le temps de peser le pour et le contre avant de s’immiscer sur la Toile.
De la nécessité de bien s’entourer
Dans un second temps, sachez que la clé de la réussite à l’échelle du e-commerce réside également dans la faculté de ses acteurs à bien s’entourer. Qu’ils agissent dans une logique multicanale ou en tant que pureplayer, rares sont ceux qui possèdent effectivement les compétences à la fois marketing et techniques pour gérer chaque phase de la conception et du développement de leur projet en parfaite autonomie. En fonction de la taille de leur structure, il leur est par conséquent vivement conseillé de former une équipe d’experts en interne ou de se rapprocher d’une agence compétente qui saura les aiguiller. Une décision qui par ailleurs peut être liée aux moyens alloués à la réalisation dudit projet.
Si tant est que le marché visé ait un minimum de potentiel, de cette équipe dépendra les performances de la future boutique. C’est à elle qu’incombera la définition de la charte graphique, le codage des pages, l’insertion des produits et de leurs visuels ainsi que la génération de trafic, autant qualifié que possible, via des leviers adaptés. Et oui, un site n’est ni plus ni moins que la retranscription virtuelle d’un magasin physique. Dès lors, il n’enregistrera des commandes que s’il est fréquenté, c’est mathématique ! Sans revenir sur la méthodologie à suivre pour que ces étapes se déroulent convenablement, on soulignera l’intérêt de toujours raisonner en termes d’expérience utilisateur.
Et l’initiateur du projet dans tout ça ? Non, non, il ne reste pas les bras croisés. Il lui est plutôt recommandé de surveiller d’un œil avisé que tout évolue conformément à ses attentes, notamment en veillant à ce que les règles fixées dans le cahier des charges entre chaque partie soient respectées. Autant dire qu’une fois de plus, le choix des prestataires s’avère crucial. Sans compter qu’il doit superviser d’une main de maître la politique de prix pratiquée, le choix de ses fournisseurs, des modes de paiement et, d’un point de vue global, de la bonne administration du site, ce qui sous-entend une qualité de service irréprochable à partir du moment où un visiteur arrive sur le site jusqu’à la réception de sa commande.
Pour réussir dans le e-commerce, vous aurez compris qu’il n’y a pas véritablement de secret. Cela demande une réflexion en amont, l’aide de professionnels aux compétences différentes et complémentaires et suffisamment de fonds pour leur donner les moyens de mettre en place un site répondant à la fois à vos attentes et aux besoins des consommateurs.






j’espère un jour me lancer et c’est clair que l’étude de marcher va être bien courte, si elle existe. Je sais qu’il reste des places à prendre, je sais que je peux le faire (en m’entourant) mais je sais surtout qu’il faut que je bosse. Et ça, ça va être dur. En tout cas, si je n’étudie pas le marcher, je prépare le terrain bien en amont. Un an de préparation seocial, on verra ce que cela donne.
Je suis d’accord sur le fait qu’il faille bien s’entourer lorsqu’on monte un gros e-commerce. Si c’est un petit, on peut sous-traiter mais avec des agences valables, avec une certaine réputation pour qu’elles puissent par la suite réaliser certaines modifications. En effet, un site doit évoluer régulièrement et ne pas rester statique sur une longue période. Il faut également, comme tu l’as écris, bien vérifier chaque point du cahier des charges donné. Pour ce qui est de l’expérience utilisateur, je pense qu’on connait tous des personnes qui ne sont pas très à l’aise avec l’outil Internet mais qui souhaitent ou qui ont déjà acheté sur Internet. Il est bon de leur faire tester son site marchand pour connaitre le comportement d’un utilisateur lambda.
Je confirme en effet cela.
Expert en communication depuis plus de 14 ans, notamment sur le web avec de belles références en accompagnement comme Mercedes, Manix, La Poste, je me suis décidé à lancer une boutique il y a plus de 6 mois. Au départ je voulais faire cela afin de montrer à mes clients un réel savoir faire. Mettre en place des stratégies dont mes clients ne voulaient pas entendre parler ou simplement ne voulais pas alloué de ressources à cela.
Donc pendant les 6 derniers mois, le projet a été conçu comme une véritable startup. Avec une réflexion de fonds sur le positionnement, le choix des fournisseurs, les besoins en financement…
Beaucoup pensent que se lancer sur le net est peu couteux (ils ont certainement toujours à l’esprit l’image du net gratuit des débuts) mais oublient fatalement que le budgets communication / marketing fera la différence entre plusieurs sites. Sans budget, autant investir dans un fonds de commerce dans la creuse avec un visiteur jour… vous aurez au moins les murs..
Le site est donc lancé de puis une semaine désormais, avec une présence initiale par le biais d’un blog. J’ai investi beaucoup de temps, d’énergie et de moyens financier, mais les résultats sont là : premières ventes encourageantes, des visites en hausse…
Alors mon seul conseil : ne pas négligé l’impact de votre référencement, de votre marketing, des ressources, des fournisseurs. Si vous aviez acheté un commerce, vous auriez facilement payé plusieurs centaines de milliers d’euros pour commencer, pourquoi en serait-il différent sur le net ?