L’avenir du marché du e-commerce en question

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Quelques mois après être venu dresser un état des lieux des réseaux sociaux, Thomas Auvray a de nouveau pris sa plume son clavier pour nous parler cette fois de e-commerce. N'hésitez pas à réagir au présent article et à lui poser vos questions en commentaires... 

L’avenir du marché du e-commerce en question

Plusieurs études ont récemment mis en avant que le taux de croissance du marché du e-commerce, bien qu’étant toujours positif, devrait se stabiliser dans les années à venir pour à terme progressivement diminuer. Pour en arriver à une telle conclusion, ces études s’appuient sur des faits avérés et certifient que cela pourrait être causé par l’arrivée à maturation dans les prochaines années de ce marché, mais aussi par l’émergence d’anomalies parmi lesquelles on retrouve la hausse de l’insécurité lors des paiements en ligne. La question se pose dès lors de savoir comment renouveler ce marché encore pourtant en développement dans l’optique notamment de le faire évoluer vers une fidélisation indispensable des consommateurs.

Un marché avec des contraintes qui arrivera à maturation

Encore aujourd’hui, on remarque que le e-commerce est un marché qui continue de se développer à la fois en France et à travers le monde. Selon les chiffres officiels, pas moins de 100 000 sites en France proposent effectivement des offres de biens et de services pour un chiffre d’affaires moyen de plus de 37,7 milliards d’euros.

Pour autant, même si le secteur de la vente en ligne est épargné par la crise qui sévit actuellement, des études telle que celle menée par l’institut des études économiques Xerfi affirment que son taux de croissance va progressivement diminuer dans les années à venir pour au final se stabiliser aux alentours de l’année 2017. Une diminution qui a d’ailleurs déjà (logiquement) commencé puisque la croissance du e-commerce est passée de 50% au début des années 2000 à environ 20% début 2013.

Le taux de croissance est passé de 53 % en 2005 à 22 % en 2011 et devrait descendre à 13 % en 2015.

Mais comment l’expliquer ?

[E-commerce] Sécurité des transactionsTout d’abord par le fait que le e-commerce arrive à un stade de maturation qui se concrétisera vraisemblablement entre 2016 et 2017, période à laquelle le nombre de cyber-acheteurs devrait être atteint. D’autre part, cette croissance plus mesurée peut aussi s’expliquer par la baisse du pouvoir d’achat des ménages ; une baisse qui a joué un rôle prépondérant dans l’amoindrissement du panier moyen que l’on estime désormais à environ 90 euros. Sans compter sur la concurrence qui elle s’est fortement accrue. Enfin, et ce conformément à ce que nous avons annoncé en introduction, des facteurs externes sont également à prendre en compte, en particulier l’insécurité lors des paiements en ligne.

En effet, cela fait maintenant 10 ans que les fraudes à la carte bancaire pendant les transactions opérées sur Internet explosent, d’autant plus depuis 2010 (+30%). Si des solutions existent comme le certificat Wildcard ou la signature numérique utilisant le principe de Digital Signature Algorithm (DSA) pour protéger au maximum les données bancaires, cette hausse des fraudes a tout de même fortement restreint la fréquentation des sites marchands chez certains internautes. Ses acteurs devront de ce fait adopter de nouvelles stratégies pour perdurer encore plus dans le futur.

Un renouvellement et une adaptation inévitables

Comme nous l’avons vu précédemment, plusieurs études dont celle de l’institut économique Xerfi ont souligné que le marché du e-commerce allait dans les 10 prochaines années arriver à maturation. D’où la nécessité de déjà définir des stratégies pour se renouveler et ainsi pouvoir perdurer. Toujours selon l’institut Xerfi, cela pourrait passer par une plus grande fidélisation des clients, ce qui impliquera nécessairement un changement en profondeur du marché dans la mesure où une fidélisation par les prix n’est pas forcément viable à long terme, le commerce électronique s’étant majoritairement développé sur les prix bas… Par conséquent, il faut qu’il évolue plus sur la question du service, en particulier d’un point de vue qualitatif, pour continuer à prospérer. Une adaptation est donc de mise pour combler au plus vite la future baisse de son taux de croissance.

Alors que dans la plupart des pays où le e-commerce est instauré depuis longtemps, d’autres à l’instar de la Chine dans lesquels il est en pleine expansion ne sont pas (encore) confrontés à ce phénomène. Toujours utile qu’ils restent quoi qu’il en soit confrontés à la problématique sécuritaire face à laquelle ils sont logés à la même enseigne.

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A propos Benjamin (493 Articles)
Fondateur de Polynet, je suis Trafic Manager - Responsable SEO dans une agence web à Lille spécialisée dans la conception de sites marchands et l'acquisition de trafic. Passionné par le web marketing et le e-commerce, j'aspire depuis 2010 à vous faire partager à la fois le fruit de ma veille et ma réflexion sur certains sujets liés à ces différentes thématiques.

1 Commentaire le L’avenir du marché du e-commerce en question

  1. Je vous rejoins tout à fait pour ce qui concerne la nécessaire évolution des services E-commerce. Parallèlement aux point cités, il apparaît que le commerce dans sa globalité (pas seulement le e-commerce) est en train d’évoluer et avec lui les comportements d’achat. Avec l’explosion des Smartphones , on parle de + en + de crosscanal, de multi-supports, de multi-contextes, de multicanal… Tout l’enjeu des années à venir est pour les commerçants d’être capables d’offrir une expérience hybride aux consommateurs, leur permettant dans leur parcours d’achat de passer du web au monde réel et réciproquement. Le E-commerce tel que nous le connaissons aujourd’hui est effectivement en ralentissement. Mais pour autant, s’il change de costume, il a de très beaux jours devant lui !

    À propos des barrières à l’achat, la sécurité est effectivement un problème, mais aussi la complexité et la répétition des process (1 inscription par site), de même que la lenteur du déroulé menant à l’achat. Je ne développe pas ce point, mon objectif n’étant pas de spammer et vos commentaires, mais sachez que des solutions existent, qui permettent d’injecter dans le processus d’achat de la rapidité, de la sécurité, de la flexibilité, et de la mobilité. Je pense que ce type de solution permettra au e-commerce de rebondir sur les difficultés évoquées plus haut pour entrer de plain-pied dans la consommation “agile”

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