
Depuis que Facebook s’est emparé du statut de leader des réseaux sociaux, on ne cesse de le comparer à Google, son rival. Bien que les deux groupes américains n’évoluent pas dans le même secteur, ils présentent en effet des similitudes au niveau de leurs facultés à générer des visites sur des sites tiers.
Des facultés telles que ce type de médias dont fait partie Facebook occupe aujourd’hui une place quasi aussi importante que le référencement au sein de toute stratégie d’acquisition de trafic. Mais alors que Marck Zuckerberg est toujours à la recherche d’un modèle économique pour son petit protégé, de nouvelles similitudes tendent à apparaître. A commencer par leur conception commune de la publicité…
La publicité : quête du Graal pour Facebook, fléau pour ses utilisateurs
Le court de l’action Facebook ne cessant de chuter (il se situe actuellement aux alentours de 19$), il est devenu plus que jamais impératif pour Marck Zuckerberg et ses collaborateurs de trouver un moyen efficace pour rentabiliser les quelques 900 millions de membres inscrits. Et pour cela, quel meilleur moyen existe-t-il que la publicité ? Très populaire auprès des particuliers, Facebook est également parvenu à séduire les professionnels qui sont désormais très nombreux à l’utiliser pour communiquer à des fins commerciales. Il était donc inévitable que cet outil conçu initialement pour entretenir le contact avec ses relations s’ouvre un jour à des relations relevant du B2C.
Amorcée en 2010 avec l’introduction de Facebook Ads, la monétisation du plus grand réseau social au monde s’est considérablement accélérée au cours de ces derniers mois. Face au succès en demi-teinte de son système d’annonces, Facebook n’a effectivement eu d’autres choix que de repenser totalement le format de ses publicités. C’est pourquoi elles ont été directement intégrées au flux d’actualité au mois de juin et qu’elles ont fait hier leur entrée dans la fonction de recherche en temps réel.

Trop de pub tue la pub !
En insérant des résultats sponsorisés dans son moteur de recherche interne, Facebook a peut-être trouvé la solution (miracle) à certains de ses problèmes. Seulement voilà. Il n’y a que Google qui sache faire du Google et qui peut se permettre de placer des publicités où bon lui semble. N’oublions pas comme nous l’avons rappelé en introduction que les deux géants du web ne sont pas utilisés pour les mêmes raisons par les internautes. Ces-derniers ont naturellement recours à Facebook pour se maintenir informé de l’actualité de leurs amis, éventuellement des marques qu’ils affectionnent et jouer à des jeux. Mais à aucun moment ils ne s’y connectent dans l’optique de trouver des renseignements sur un produit spécifique, ce qui constitue à l’inverse l’un des premiers facteurs d’utilisation… de Google !

Outre le fait qu’elles sont moins performantes qu’AdWords en matière de transformation, les publicités diffusées sur Facebook risquent qui plus est de provoquer à terme un sentiment de lassitude. Ne vous a-t-on jamais proposé de faire des rencontres sérieuses dans votre région alors que vous avez indiqué dans votre profil que vous étiez en couple ? Ce genre d’annonces est particulièrement révélateur de l’incapacité de Facebook à exploiter une base de données “clients” pourtant très complète, ce qui a pour conséquence non seulement de vous exaspérer vous en tant qu’utilisateur mais aussi les annonceurs qui parfois y investissent des sommes colossales. Sans oublier que la version mobile que vous affectionnez tan n’échappe pas à cette “publicitarisation” massive.
Dorénavant, ces fameuses publicités ont de fortes chances de se retrouver au sein même des informations partagées par vos amis et, conformément à ce que nous avons précédemment expliqué, dans les premiers résultats de recherche dans un autre format (voir la deuxième illustration ci-dessus).
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ça commence à faire beaucoup !
Parce qu’il se doit de dégager des revenus pour assurer sa pérennité, Facebook est presque contraint de s’en remettre à la publicité. Un compromis permettant d’assouvir à la fois ses besoins et ceux des membres va par conséquent devoir être rapidement trouvé, sans quoi le raz-le-bol pour l’instant minime et canalisé pourrait prochainement lui coûter cher…






C’est tout à fait normal que Facebook cherche à gagner de l’argent. N’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’une entreprise et qu’elle a besoin d’argent pour continuer à assurer la qualité de ses services. Le problème c’est qu’on a jamais laissé une entreprise jouer un si grand rôle dans notre vie privée, cela peut avoir des conséquences désastreuses…
Je suis assez d’accord sur le fait que Facebook aille trop loin dans la pub. Mais ce que je ne comprends toujours pas, c’est pourquoi des personnes adultes mettent sciemment autant d’informations personnelles sur leur profil. Je trouve ça irresponsable sachant que Facebook les utilise pour la pub. Qui est le plus à blâmer?
Je me pose de plus en plus de question par rapport à mon compte facebook. Je n’adhère pas à cette façon de fonctionner. Et puis en lisant le commentaire de Raph, cela ne fait que conforter ce que je pensais déjà de facebook.
Le Facebook d’avant me manque, sans publicité simple ! Mais les investisseurs savent que Facebook a du mal cibler et investissent quand même donc s’ils font cela c’est qu’ils sont quand même gagnant !