Y a-t-il un pilote pour sauver Facebook ?

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Facebook Nasdaq

Facebook, le célèbre réseau social que l’on ne présentera plus, est officiellement entré en Bourse le 17 mai dernier. Alors qu’il ne compte aujourd’hui pas moins d’un milliard de membres, sa valeur n’a depuis jamais cessé de chuter, en partie à cause des nombreuses difficultés qu’il éprouve pour monétiser son importante audience. Bien que tous ses utilisateurs ne soient pas considérés comme « actifs », Facebook fait effectivement toujours parti des sites les plus consultés au monde, ce qui entretient son espoir de pouvoir jouer un jour dans la cour des grands, aux côtés notamment de Google, son premier rival.

Facebook, un levier marketing réservé aux élites

Mais là où la firme de Mountain View excelle, Mark Zuckerberg et les siens ont toutes les peines à s’imposer. On sait en effet que le célèbre moteur de recherche tire l’essentiel de ses impressionnants revenus de la publicité, fait qui n’a pas échappé au jeune milliardaire, et que celui-ci aimerait imiter pour parvenir à enfin rassurer des actionnaires on ne peut plus anxieux. De ce fait, on comprend aisément pourquoi Facebook a rapidement ouvert les portes de son réseau initialement réservé aux particuliers à des professionnels prêts à investir des budgets publicitaires colossaux dans le seul objectif d’accroître leur notoriété. Et oui, qu’on se le dise, la plateforme sociale lancée en 2006 a beau être la plus importante jamais créée, elle ne séduit pour l’heure que des annonceurs soucieux de leur seule image de marque. Pour ce qui est de sa capacité à convertir, on passera notre tour, préférant nous en remettre à AdWords !

A y regarder d’un peu plus près, ce constat n’a rien de surprenant. Comme nous venons de le voir, les utilisateurs de Facebook sont avant tout des particuliers qui s’y connectent pour rester au contact de leurs amis, jouer à des jeux et suivre l’actualité de marques qu’ils apprécient, majoritairement en attente d’offres promotionnelles. En outre, ils y ont recours pour tout, sauf pour faire du shopping. Difficile alors pour le plombier du coin de tirer profit d’une éventuelle Page Fan ou de cibler de nouveaux clients via l’achat d’annonces publicitaires. C’est justement ça qui a profondément fait défaut au réseau. Le problème, c’est qu’il lui aura fallu attendre l’échec des Facebook Stores pour s’en rendre compte. Dès lors, quelles solutions s’offrent-elles à lui pour redresser la pente ?

Un potentiel énorme mais mal exploité

Stratégie Facebook

L’avion Facebook arrivera-t-il à bon port ?

Ce qui est sûr, c’est que des solutions, il y en a. Au-delà d’être un simple site sur lequel les internautes peuvent interagir entre eux, Facebook est une base de données formidable. Une base de données complète, précise et contenant des milliards d’informations qui exploitées stratégiquement et efficacement peuvent se révéler précieuses. A condition évidemment que le contexte s’y prête et que l’environnement soit favorable. Compte tenu de ce qui nous a pour l’instant été montré, on a du mal à croire que ce soit le cas du mobile. S’il est vrai que la majorité des personnes qui se rendent quotidiennement sur Facebook sont des mobinautes, leurs motivations, elles, sont les mêmes quel que soit le support utilisé. A partir de là, il n’y a pas de raisons pour que les annonces se révèlent plus efficaces sur mobile, si ce n’est peut-être la navigation plus complexe sur ce type de terminaux qui pourrait en entraîner plus d’un à cliquer dessus involontairement. On vous laisse alors imaginer le désastre pour l’expérience utilisateur !

Pourtant, c’est bel et bien dans le mobile que Facebook a placé ses derniers espoirs. Expérimenté pendant plusieurs mois, son service de publicité pour smartphones et tablettes vient ainsi d’être ouvert à tous, offrant désormais à l’ensemble des éditeurs et des développeurs la possibilité de promouvoir leurs applications à travers la version mobile du réseau. Dans les faits, et compte tenu des résultats observés pendant une première période de test, cette décision est tout ce qu’il y a de plus logique. D’après des études menées auprès de ses Preferred Marketing Developers (PMD), le reach des publicités Facebook pour les mobiles serait 8 à 10 fois supérieur aux formats traditionnels. Reste à savoir pour combien de temps…

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A propos Benjamin (497 Articles)
Fondateur de Polynet, je suis Trafic Manager - Responsable SEO dans une agence web à Lille spécialisée dans la conception de sites marchands et l'acquisition de trafic. Passionné par le web marketing et le e-commerce, j'aspire depuis 2010 à vous faire partager à la fois le fruit de ma veille et ma réflexion sur certains sujets liés à ces différentes thématiques.

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