Il est toujours intéressant pour les passionnés de nouvelles technologies d’accorder de l’attention au rapport qu’entretiennent les entreprises high-tech avec le marché sur lequel elles évoluent. Cela permet d’analyser leurs choix avec tout le recul nécessaire pour tenter de les comprendre et juger de leur pertinence. Après avoir observé les nouveautés qui seront prochainement apportées aux applications mobiles Google Maps et YouTube, nous nous sommes ainsi rendu compte que malgré sa position ultra-dominante sur le web, Google misait de plus en plus sur le « offline » pour améliorer l’expérience utilisateur de ses services.
Google roi du web, même hors-ligne !
Avouez que c’est plutôt surprenant, voir même paradoxal pour un groupe dont l’essentiel de l’activité dépend d’Internet. Pourtant, à y regarder de plus près, cette tendance à vouloir rendre opérationnels ses outils sans connexion est tout ce qu’il y a de plus logique.
En agissant de la sorte, il peut en effet prétendre concurrencer les éditeurs de logiciels « traditionnels », à commencer par Microsoft qui surclasse toujours sa suite bureautique de la tête et des épaules grâce à Office. Amorcée avec Gmail au mois de janvier, sa tentative de percer dans le « offline » s’est poursuivie en février avec Google Documents et Google Agenda. Bien que toutes leurs fonctionnalités ne soient pas encore exploitables à 100% dans ce contexte, ces outils pourraient à terme constituer une belle alternative à ceux de Microsoft. De ce fait, il va sans dire que de tels changements relèvent bel et bien avant tout de la stratégie.
Si pour les professionnels le « offline » constitue un enjeu de taille, notamment pour éviter les baisses éventuelles de productivité en cas de coupure de réseau, il semblerait qu’il ait aussi de l’intérêt pour les particuliers. En ce qui concerne Gmail, par exemple, la possibilité d’ouvrir ses pièces jointes n’est pas une innovation en soit mais une option ô combien appréciable !
Le défi du mobile
Au-delà de ce côté « pratique », le « offline » a aussi l’avantage d’être dépourvu de toute contrainte de connectivité. De ce fait, l’utilisateur peut pleinement tirer profit du potentiel d’un logiciel et plus encore d’une application mobile sans se soucier du réseau qu’il a l’habitude d’utiliser ni du débit qui lui est traditionnellement alloué. Un avantage qui soulève toutefois un inconvénient dans la mesure où bon nombre d’applications mobiles repose sur le principe de la géolocalisation et de l’accès en temps réel à l’information. A ce niveau, Google n’a par conséquent pas pu couper totalement les ponts. La récente mise à jour de Google Maps va ainsi autoriser les possesseurs de smartphones compatibles à télécharger les cartes pour pouvoir les visualiser par la suite, alors que YouTube intégrera pour sa part une fonction de préchargement des vidéos.







Une très belle mise au point sur les outils de Google. On les utilise sans arrêt mais sans vraiment les contextualiser. Vraiment intéressant comme démarche.
J’essaye d’éviter au maximum tous les outils google, je prefere mes petits outils bureautiques dont je sais que j’ai le controle, je n’ai aucune confiance dans le géant américain, un jour ou l’autres les informations tomberont dans de mauvaises mains, c’est inévitable, ce n’est qu’une question de temps.