Klout, entre influence et e-réputation, ce que l’indice ne vous dit pas

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Aujourd’hui, j’ai pris enfin pris le temps de rédiger un article sur un sujet qui me tenait à cœur et qui crée depuis quelques temps une véritable ébullition dans le monde merveilleux du social media. Il s’agit cette fois de Klout et de la gestion de sa e-réputation. Et oui, comme bon nombre d’entre vous, je me suis posé la question de savoir ce que Klout pouvait offrir de si intéressant pour qu’il suscite autant de convoitises. Car quoi que l’on puisse en dire et en penser, et que l’on soit réticent ou non à son égard, de plus en plus d’internautes s’y connectent dans l’optique d’accroitre leur score.

Klout, influence sur les réseaux sociaux

Avant d’aller plus loin, rappelons que Klout est un service en ligne qui calcul votre influence sur les réseaux sociaux. Pour pouvoir réaliser ce calcul et vous donner le résultat sous forme d’un score noté sur 100, l’algorithme se base en partie sur le nombre de personnes qui s’intéressent à vous. Il a donc besoin de connaître combien de « followers » vous suivent sur Twitter ou encore le nombre d’amis que vous possédez sur Facebook.

Mais ce score reflète-t-il vraiment le degré d’influence d’une personne ?

A noter que Klout est étroitement dépendant de Twitter. Ça tombe bien car j’y ai relevé plusieurs incohérences (que l’outil ne résoudra sans doute jamais) entre la logique qu’il prône et une bonne e-réputation. Et certains des Twittos les plus « influents » sont directement concernés. J’espère donc qu’ils passeront par ici et qu’ils se reconnaitront au travers de la petite énumération qui va suivre…

Klout, e-réputation sur les réseaux sociaux

Premièrement, et c’est sans doute selon moi l’indicateur le plus absurde, il s’agit du nombre de « followers ». Pourquoi absurde ? Car qu’est-ce qui vous dit qu’une personne ayant 10 000 abonnés sera plus intéressante qu’une autre qui n’en aurait que 50 ou 100 ? Sans doute pas Klout qui prêche la théorie de « celui qui a la plus grosse est forcément le meilleur ». C’est certes une métaphore douteuse mais nous ne sommes pas loin de la vérité.

En ce qui concerne la seconde incohérence, elle nécessite que l’on s’intéresse un tant soit peu à l’algorithme sur lequel s’appuie l’outil. D’après ce que nous savons de Klout, le degré d’engagement sur Twitter serait un facteur particulièrement déterminant. Mon expérience personnelle du réseau social ne remonte qu’à un peu plus d’un an mais j’ai tout de même constaté un fait qui mérite d’être souligné : les soit disant comptes les plus « influents », qui possèdent par défaut un Klout élevé, n’interagissent bien souvent qu’avec les mêmes personnes, elles aussi possédant un score non négligeable. Vous aurez alors beau essayer de vous immerger dans leurs conversations à grands coups de mentions, rien ni fera. Vous êtes et resterez transparents à leurs yeux jusqu’à ce que vous aussi puissiez jouir d’une e-réputation satisfaisante symbolisée par un pseudo-indice.

Au passage, soulignons que ce sont d’ailleurs ces personnes qui donnent sur leur blog des conseils aux débutants pour mieux utiliser Twitter, conseils que vous vous entachez de respecter chaque jour alors qu’eux semblent les avoir oublié depuis bien longtemps. Il est vrai que remercier un Twitto qui n’a que quelques « followers » pour un RT n’augmentera pas significativement leur Klout. Alors à quoi bon…

Klout, social media influenceEnfin, le dernier élément sur lequel je souhaitais revenir n’a finalement que très peu d’importance par rapport aux autres. Si vous vous êtes déjà connecté à Klout, vous avez pu vous rendre compte qu’il était possible de distribuer des points (« +K ») aux personnes que l’on souhaite et ainsi participer activement à l’amélioration de leur score. Bien que l’idée ne soit pas mauvaise, sa mise en pratique me laisse quelque peu perplexe dans le sens où les points attribuables concernent parfois des sujets qui n’ont rien à voir avec ceux que vous pouvez avoir l’habitude d’aborder. Mais cette tendance ne semble pas arrêter les adeptes de Klout qui au final n’ont pour seul objectif que d’accumuler les « +K » pour devenir les maîtres des réseaux sociaux.

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A propos Benjamin (491 Articles)
Fondateur de Polynet, je suis Trafic Manager - Responsable SEO dans une agence web à Lille spécialisée dans la conception de sites marchands et l'acquisition de trafic. Passionné par le web marketing et le e-commerce, j'aspire depuis 2010 à vous faire partager à la fois le fruit de ma veille et ma réflexion sur certains sujets liés à ces différentes thématiques.

9 Commentaires le Klout, entre influence et e-réputation, ce que l’indice ne vous dit pas

  1. J’attendais depuis un moment de lire sur la blogosphère des articles sur ce nouvel outil mais je ne pensais pas que tu ouvrirais le bal :).
    Je complètement d’accord avec toi sur les incohérences qui font encore défaut à Klout, par exemple, il a détecté que j’étais influent sur le Topic “Avril Lavigne”… WTF?

  2. Je suis du même avis. Je constate aujourd’hui que Klout a mis en place une nouvelle méthode de calcul car mon Klout vient de passer de 45 à 36. Ce nouvel algorithme avait été annoncé il y a quelques jours par le fondateur de Klout via le blog officiel et annoncait des scores en baisse pour pas mal d’utilisateurs. On peut en plus y trouver quelques infos supplémentaires qui n’y étaient pas avant. J’ai fais quelques tests ces dernières semaines afin de voir dans quelle mesure je pouvais influencer Klout, et il s’avère que c’était très facile. Quelques tweets en plus chaque jour, quelques mentions et des tweets automatiques via des services comme Summify, Scoop.it et paper.li. J’ai ainsi augmenté mon score de 23 points en 30 jours. Donc non, Klout n’est certainement pas un indicateur fiable à ce jour. Voyons ce que donne la nouvelle méthode de calcul.

  3. J’ai l’impression que cet outil privilégie le quantitatif au détriment du qualitatif. Il devrait s’inspirer de l’Edgerank de Facebook sinon ce sera sa fin.

    • Je suis tout à fait d’accord.
      Et c’est d’autant plus vrai depuis quelques jours puisque Klout a opéré certains changements dans son algorithme. Désormais, il suffit de posséder un nombre important d’amis sur Facebook pour que son score soit conséquent.
      L’indice ne signifie donc plus grand chose et tombe encore plus bas qu’il ne l’était auparavant. C’est pourtant dommage car comme je l’ai expliqué dans mon article, il aurait pu devenir un véritable standard.
      On verra dans l’avenir si Klout parviendra à relever la pente et à s’imposer…
      Merci pour votre commentaire ;-)

  4. Pour une fois, c’est moi qui m’invite chez toi ;)
    J’aime les billets sur Klout. Je plussoie pour la suprématie de Twitter par rapport aux autres réseaux et pour les K+. Personnellement, je suis influent sur Drupal (Wtf), je n’ai jamais du le mentionner dans un tweet mais bon, si Klout le dit ;)

  5. Effectivement les critères de Klout sont assez obscurs et manquent fortement de scientificité. Ils profitent du boulevard laissé par la concurrence et de l’envie qu’ont les rois du personnal branding de se “la” mesurer.

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