Le profil du référenceur complet en 2013

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SEO

1/3 de marketing, 1/3 de technique et 1/3 de bon sens : la recette pas miracle du SEO gagnant

A chaque annonce de Matt Cutts, c’est pareil : le formidable petit monde du référencement entre en émoi. Il faut dire qu’il y a de quoi avoir peur car on sait tous que Google peut agir sur nos sites comme bon lui semble, et ce qu’ils respectent ou non ses recommandations annoncées publiquement. On en a eu la preuve quelques jours après la sortie de Panda, lorsque des sites qui semblaient respecter la ligne de conduite dictée par le Big G ont été pénalisés, notamment parce qu’ils lui faisaient de l’ombre. Egalement dans le cadre de Pingouin, même si là, il faut bien avouer que certains ont (légèrement) abusé en clamant leur innocence alors qu’ils usaient de techniques de netlinking peu recommandables. Quoi qu’il en soit, beaucoup ont été épargnés, et c’est sur leur façon de faire que j’ai décidé de me focaliser aujourd’hui.

Du marketing…

SEOPour réussir en ces temps difficiles dans le domaine du référencement, il n’y a pas de recette miracle. Celle qui permet d’obtenir des résultats intéressants est effectivement connue de tous et elle nécessite dans un premier temps une approche marketing stratégique. Comme je l’ai expliqué ici à de nombreuses reprises, optimiser un site pour le référencement passe par plusieurs étapes, à commencer par une étude de marché qui doit déboucher sur un audit concurrentiel précis et une analyse des mots-clés à travailler.

Cette phase est incontournable puisqu’elle conditionne toutes les autres. Je vous invite donc à consulter mon article sur la façon de procéder pour établir une liste de mots-clés pertinente ; un article rédigé dans le courant de l’année dernière mais qui est toujours d’actualité puisque la mission du référenceur n’a pas changé malgré les mises à jours récurrentes de l’algorithme de Google, à savoir positionner un site sur des expressions les plus à même de générer du trafic qualifié.

Pour conclure ce point sur le marketing, on rappellera que le référencement est une pratique qui dépend étroitement du web analytics. Via des solutions d’analyse puissantes telles que Google Analytics, Xiti ou encore Piwik, le référenceur dispose d’informations qui vont l’aider à avancer dans le bon sens, par exemple en vérifiant que ces mots-clés dont nous avons souligné l’importance permettent d’accroitre l’audience du site concerné parallèlement à la concrétisation de ses objectifs (contacts, ventes…).

… à la technique.

Dans un second temps, et seulement dans un second temps, la pratique de ce qu’on appelle plus couramment le SEO requiert des connaissances techniques qui tendent à être de plus en plus pointues au fil des années. Pour évoluer en parfaite autonomie et de ce fait être d’avantage efficace, un bon référenceur doit être à l’aise avec les langages de développement web (HTML, Javascript, PHP…). Et oui, les fameux critères à optimiser qui sont synthétisés dans ce schéma concernent à la fois la structure proprement dite du site, son contenu ET ses liens (voir cette infographie sur les fondamentaux du netlinking). Pas question de passer à côté de l’un ou l’autre d’entre eux, d’autant plus si le site à optimiser appartient à un marché concurrentiel.

Mais la technique n’est pas liée qu’à la programmation. Nous évoquions il y a peu le fait que Google évolue sans cesse, ce qui l’amène fréquemment à déployer des mises à jour plus ou moins importantes. Par conséquent, n’importe quel référenceur se doit de connaître à tout moment les techniques employées par le célèbre moteur en matière de crawl, d’indexation des liens, de prise en compte des signaux sociaux et j’en passe et des meilleurs…

Et un minimum de bon sens !

Nombreux sont les référenceurs qui ont attendu le débarquement du manchot de Google pour se mettre à publier du contenu de qualité sur les sites dont ils avaient et ont encore parfois la charge. Mais s’ils avaient un minimum raisonné en matière d’expérience utilisateur plutôt que de se focaliser sur le seul référencement, cela leur aurait éviter certaines déconvenues. Par ailleurs, sur le plan du netlinking, on constate que la stratégie privilégiant la quantité à la qualité reste fréquente. Pourtant, l’inverse est sans cesse prôné, sans compter que dans référencement naturel, il y a “naturel”. Le référencement doit inévitablement en 2013 être plus transparent que jamais, et à tous les niveaux, c’est une question de bon sens !

Le périmètre et les compétences du responsable SEO que nous venons d’évoquer ont été schématisés comme il se doit par Renaud Joly. L’infographie ci-dessous tirée tout droit de son blog fera ainsi office de conclusion. Et quelle conclusion !

Le périmètre du SEO

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A propos Benjamin (488 Articles)
Fondateur de Polynet, je suis Trafic Manager - Responsable SEO dans une agence web à Lille spécialisée dans la conception de sites marchands et l'acquisition de trafic. Passionné par le web marketing et le e-commerce, j'aspire depuis 2010 à vous faire partager à la fois le fruit de ma veille et ma réflexion sur certains sujets liés à ces différentes thématiques.

11 Commentaires le Le profil du référenceur complet en 2013

  1. Merci pour cet article et Meilleurs Voeux pour cette année 2013 qui s’annonce pleine de surprises SEO :)
    Je suis plutôt d’accord avec cette approche pluri-disciplinaires où le référenceur est obligé d’être un peu plus généraliste pour être performant.

    Les dernieres mises à jour de Google nous ont poussé à revoir notre jugement sur la fameuse notion “Contet is King” et à se rendre compte que plutôt que de le dire, il fallait le faire…

    Comme tu le dis, de trop nombreux référenceurs ont attendu d’être face au mur (plutôt face à un Pingouin ^^) pour réagir. Le problèmes c’est que c’est souvent déjà trop tard. Et là je te rejoins sur la notion de bon sens. Dans tous les cas, l’excès n’est jamais bon car c’est cela qui pousse Google à réagir et à sortir des maj de son algo.

  2. MArketing + technique + bon sens c’est effectivement la bonne formule et ce n’est meme pas un secret comme tu le dis si bien un peu plus haut.

    Mon mélange serait cependant légerement différent – enlevant un poil de technique pour l’ajouter au marketing et au bon sens – mais c’est plus par conviction que par désaccord avec ce que dit l’article

  3. Le ‘référencement’ qui est en fait un abus de langage pour dire ‘positionnement’ est un terme qui n’a plus lieu d’être depuis l’année dernière. Vouloir faire du référencement sans stratégie marketing ne fait plus partie des pratiques actuelles.
    Je lis d’ailleurs un livre pour “réussir son marketing” orienté web pour combler mes lacunes ;)

  4. Des connaissances et du bon sens, voilà ce que l’on pourrait demander à un SEO en effet.
    C’est plus facile de parler de ce qu’il fallait faire avant pinguoin lorsque celui ci est passé. Dans une stratégie de court terme, faire du contenu de mauvaise qualité en quantité, ça fonctionnait, donc pourquoi s’en passer ? Pinguoin à apporter du bon sens finalement, c’est normal de privilégier du contenu de qualité, tant mieux pour tout le monde, et surtout pour les visiteurs…!

  5. Les frontières bougent : j’aime cette idée que la technique SEO seule n’amène nulle part sans cet audit préalable comme tu le dis, qui tente de définir la cible marketing visée.
    Pour boucler la boucle, il ne reste plus qu’à orienter ce trafic qualifié vers de la conversion, mais parle t-on encore de SEO ?

  6. Article très pertinent et plein de vérité. Pour être efficace en tant que référenceur, c’est sûr qu’il faut être polyvalent. Etre spécialisé dans une seule chose (que technique ou que marketing) n’est clairement pas suffisant. Sinon je rejoins assez l’avis du Juge ou il n’est pas forcément indispensable d’avoir des connaissances poussées en technique pour pouvoir réussir, plus de jugeote et de marketing seront par contre les bienvenus :)

  7. Merci pour cette excellente analyse. C’est vrai que trop souvent les gens oublient la technique et pensent qu’il suffit de savoir bien écrire et écrire beaucoup pour devenir référenceur alors qu’il n’en est rien.

    Si on oublie de structurer correctement sa page, tous les efforts fournis seront vains.

  8. Très bon article. En 2013 et dans les années à venir, le SEO n’a pas d’autre choix que d’évoluer vers une expertise de marketing en ligne complète. Ce n’est pas pour dire que les tactiques BH ne fonctionnent plus (au contraire), mais Google a drôlement amélioré ses capacités de démasquer les tactiques réprimandées.

  9. Comme LeJuge, ma répartition ne serait pas en 3 tiers égaux, mais l’idée est là.
    J’ai eu la chance de bosser dans la comm et le marketing, puis d’apprendre la programmation dès l’adolescence.
    Avant tout, le Web est un médian de communication. Trop de gens ont tendance à l’oublier.
    Notamment lorsque je vois des startups qui ont une armée de développeurs, mais zéro rédacteur (juste des remplisseurs de pages) et ne parlons même pas de ressources dédiées à l’apport de popularité.

  10. Un article très informatif sur les qualités à avoir afin d’être un bon référenceur, même c’est ce n’est pas toujours évident. Le comble c’est qu’il faut toujours se mettre à l’affût des moindres changement dans le domaine.

  11. De bon sens, de logique, d’expérience, d’user experience aussi il faut avoir tellement de qualité ;).
    Très bien le schéma de Renaud

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